Skip the Use, l’interview

Posté par WebTVNice. Publié dans Art et Culture

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Publié le 28 juillet 2014 | Aucun Commentaire

Le groupe Skip the Use était à Nice pour le Festival Crazy Week. L’occasion de communiquer sur la façon de travailler ou la vie d’artiste.

 

 

 

 

 

 

 

En février vous avez sorti un album, pouvez-vous nous en parler ? Qu’est-ce qui a changé ?

On n’a pas vraiment voulu changer quelque chose, on a voulu aller plus loin surtout. Le 1er album sorti chez Universal, c’est à dire notre 2ème dans notre discographie a été fait en 1 mois et demi, celui la on l’a fait en 8-9 mois, plus 2 mois de studio. On a voulu l’approfondir, le bosser plus, être plus précis.

Comment fonctionnez-vous pendant ces 9 mois de composition ?

On fait la musique à 2, après on fait les textes. Et sinon on propose à tout le monde les titres qu’on a faits. Il y a à peu près 15 chansons dans le disque mais en vrai on en a plus. On en a quelque chose comme 20 ou 30 et on a gardé celles qu’on aime le plus.

Vous chantez toujours en anglais, là vous avez fait un titre en français. Pourquoi ?

On a plus l’habitude de chanter en anglais. Lors d’une promo, on n’arrêtait pas de nous demander pourquoi on chante en anglais alors qu’on est français. C’est très français comme question. On ne nous a jamais demandé ça en Belgique ou en Suisse. Et maintenant on nous demande pourquoi on chante en français (rire). On avait envie de faire une chanson sur ce qui se passait dans notre pays. On a écrit ça au moment du mariage pour tous, de la montée des extrêmes. On a voulu donner notre avis sur la situation de notre pays donc on l’a fait en français. Parce que ça ne concerne que les français. Quand on chante quelque chose qui touche tout le monde, on le fait en anglais.

 

Par rapport à votre succès, quel serait le revers de la médaille ?

Ce qui serait embêtant pour nous c’est de ne pas s’exporter. Mais sinon le revers de la médaille y en a pas vraiment. On est aussi très relatif, on a la chance d’avoir un public, des médias qui nous soutiennent et c’est très boostant, on est aussi très conscients de ce qui nous reste à faire, de l’expérience à avoir. On vend bien nos disques mais on n’est pas non plus Stromae. On sait ce qu’on vaut.

Comment gère-t-on le fait d’être tout le temps sur la route ?

Ça fait quelques temps qu’on se connaît tous, même avec les techniciens, donc ça se passe plutôt bien. On connaît les personnalités de tout le monde, les défauts de chacun donc on gère ça plutôt bien. Pour les familles, ce n’est pas toujours évident. Mais on leur doit beaucoup de nous laisser vivre ça. C’est un savant dosage de planning, d’organisation. C’est sur que ce n’est pas simple tout le temps, mais ça fait partie du métier. C’est peut-être ça le revers de la médaille finalement.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes groupes qui veulent percer ?

Il faut d’abord qu’ils comprennent qu’ils ont le droit de se planter. Que c’est normal qu’ils galèrent. On nous demande souvent comment on fait à gagner de l’argent, à vivre de ça etc. Quand on a débuté, on faisait ça pour jouer, pour le plaisir, pour passer un bon moment entre potes. Et le reste ça vient après. Si ça doit venir, ça viendra. Si ils pensent à ça dès le début, y a de fortes chances que ça ne marche pas justement. Et tu apprends tout le boulot quand tu joues devant 3 personnes. Quand les mecs ne sont pas venus te voir toi. Qu’ils sont là par hasard. C’est la que tu vois si ta musique est bonne, si elle plait. Le meilleur conseil qu’on puisse donné c’est ça, faire confiance aux gens, au public.

Crédits photos: Karine Tomaselli

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