Soirée Koncerts Reggae

Posté par WebTVNice. Publié dans Art et Culture

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Publié le 09 août 2014 | Aucun Commentaire

Le temps passe

« Si tu danses reggae, tu balances reggae, sans défense reggae, c’est spécial reggae, infernal reggae, ça commence à cogner, comme un cœur régulier… I and I love the island in the sun. I and I know when and where I go. But it is so hard to feed my kids. But it is so hard to stand the ghetto…♫ »*.

Voici la chanson que j’avais en tête au réveil, ce matin là… Faut dire, la veille, mercredi 6 Août, c’était une sacrée soirée organisée par Mediacom Tour au Théâtre de Verdure à Nice et pour moi, à presque 45 ans, ma première soirée Reggae, je te raconte !

Rendez-vous avec ma fidèle copine Sandrine de SoundRadio… (je te passe les détails sur le fait que nous y sommes deux heures à l’avance et qu’en attendant, nous avons eu fous rires sur fous rires) Corinne et Cilane sont à l’accueil et nous remettent nos accréditations/pass, autorisant ainsi l’accès aux concerts pour photographier.
Je dois te dire qu’à chaque fois, que je vois Corinne, je pense à Serge et pour toi qui me lit et qui ne le connaissait pas, Serge «  Lebelge » était un passionné de musique et de photos. Il parcourait les festivals de musique, surtout jazz, afin d’y faire ses clichés et c’est lui, le premier qui m’a parlé de Corinne et de sa gentillesse… Corinne Assyag du Cri de la marmotte, communique sur des événements musicaux et en effet, sa sympathie est bien ressentie. Merci Serge, tu avais raison ! … Quelques souvenirs me traversent l’esprit, je repense à toutes les photos qu’il a faites… Il mérite une expo. Qui à Nice, va lui organiser cela ? … Je me ressaisis et attaque ma soirée.

Look

Mon pass-bracelet de couleur jaune attaché par Sandrine, j’entre dans l’arène du théâtre de verdure et là, me saute aux yeux, les tons ambiants ! Mon esprit vif de blonde se lance à lui seul un interrogatoire : Mais qu’as-tu fait de tes dreadlocks ??? Mais euh, je n’en ai jamais eu… Ah oui, cela doit être pour cela alors… mais on aurait pu me prevenir !! Quand tu danses reggae, tu balances reggae, tu t’habilles reggae ! Il y a un dresscode, un dreadscode, je pourrais même dire ! Alors, avec en guise de dread, une pince qui tient mes 3 cheveux fins derrière la tête (et pourtant plus d’une a voulu me le crêper, le chignon…), avec ma chemise blanche rayée, mon collier bleuté de perles et mes baskets style marin (comme des bottes en plastique bleu, tu vois? … sauf que là, ce sont des tennis…) qui jurent par rapport aux couleurs panafricaines symbolisant le rasta, j’avance vers la scène… De plus, le nombre de bonnets qui circulent me mettent le doute sur le fait que nous soyons en été et pourtant quelle chaleur !! Heureusement, mon fidèle ami, l’éventail me rafraîchit les idées et au moins lui, il est vert !… avec le jaune du bracelet, me reste plus qu’à trouver du rouge afin de me fondre dans la masse !

Je rencontre Seb Ventura, le roi du son avec sa table de mixage K1 et au loin, je vois le beau Jean-Luc Thibaut arriver, qui aussitôt les bonjours échangés, en profite pour me taquiner sur une erreur faite dans un article ! Je suis, pour le coup, flattée qu’il me lise… Jean-Luc est photographe, tu peux voir ses photos et lire ses articles dans le magazine Nouvelle Vague. Pendant qu’il fait l’imbécile à mettre ses bouchons d’oreille dans le nez pour échapper à l’odeur envahissante de tabac, avec Sandrine, nous discutons de la barrière du crash. Va falloir escalader ce soir pour aller faire des clichés de près ! Heureusement, mon copain de la sécurité, le souriant Charley, est là, à tenir mon sac et mon Nikon à chaque fois que je joue au jeune chimpanzé (qualificatif, je précise, dont m’a affublée le boss de WebTv Nice, me voyant faire)… Charley assure la sécurité, surtout quand, comme ce soir là, le public est debout ! Faut tout surveiller afin qu’il ‘n y ai pas de débordement jusqu’à la scène ou encore être présent en cas de malaise parmi la foule… Merci Charley !

Let’s dance

Pendant que le groupe italien BarmaGrande commence à jouer, que l’espace du théâtre continue de se remplir dans le calme, que le public écoute sagement, assis ou appuyé sur la barrière du crash, c’est comme seul au monde, dansant avec de grands gestes souples qu’il attire mon regard. Il est atypique avec sa peau sur les os, flambée par le soleil, ses cheveux blondis par la lumière les rendant presque paille, son visage angulairement creusé et son look, tout laisse présumer d’un quotidien en plein air. Sa cigarette roulée, pincée entre le pouce et l’index, il lâche alors avec dédain, de gros nuages de fumée blanche et sans pouvoir détourner mes yeux, j’attends que celle-ci se dissipe pour regarder son sourire édenté. Sandro Donda à la basse, Emma Lercari qui passe d’un clavier à l’autre avec une facilité déconcertante, Marco Donda à la batterie et leur lampe en pierre de sel de l’Himalaya ouvrent le bal cadençant et chaloupant « regg’air » avec les pas dansant de l’inconnu heureux. … Ah ? Mais ils n’ont pas de dreadlocks chez BarmaGrande et ils ne sont pas en tenues vert-jaune-rouge ? Ils semblent à part avec leur musique qui flotte dans l’air comme si elle était la continuité d’un battement de cœur et d’un souffle. Le mot respect sur le tee-shirt du bassiste est comme une résonance à leurs gestes et à leur manières de jouer le reggae… sans doute de voir la vie ?

Le danseur inconnu continue d’emprunter l’espace que le public veut bien lui accorder pendant que le second groupe commence. Les choristes sont deux bijoux (bijou, caillou, chou, genou, oui faut que je mette un x) étincelants, physiquement, vocalement et par ce qu’elles renvoient de doux et positif. Je dois dire que le reste du groupe est masculin, un des musiciens tient sa basse comme un mitraillette et me regarde avec sérieux, contraste constaté. Entre en scène alors Luciano et tu sais, il est drôlement impressionnant avec sa bague en or représentant l’Afrique, son bâton sculpté et son collier, à l’effigie d’un sage. Il sautille et chante comme un magicien, complètement absorbé par ses paroles magiques et d’un coup, relève la tête comme pour se rendre compte de là où il se trouve, puis sourit. Le public est comblé, Luciano entre en contact avec lui, la danse magique reprend de plus belle.

Show

Gladiators feat Droop Lion se prépare en coulisse, mais ne t’imagine pas que tu vas voir débarquer Russel Crowe balafré, en sueur sous sa cuirasse !! Non… Ah ? Dommage… Meuuuuh non pas dommage… ah bon ? Mais ouiii ! C’est génial, tu vois arriver un à un, des musicos avec de sacrés gueules reggae et même si les membres du groupe ne sont plus tout à fait les mêmes, c’est quand même toute l’époque de Bob que tu sens… Je vois Claudio Citarella, heureux de les photographier. Leurs instruments, leurs styles, leurs démarches, leurs sons, leur façon de jouer, Les Gladiators sont bel et bien là mais sans un lion, ce n’est pas envisageable ? Heureusement Droop Lion est là et avec lui, toute cette puissance qui entraine le public à être en attente de sa voix Soul… Soul = âme et lui est habillé en soutane, un rapport ? Le reggae et le ciel sont liés alors… Serait-ce la musique racine des nuages ? Je suis dans un autre monde, très attirée par le magnum Halbrund Tambourin rouge mais faut que je le lâche des yeux avant d’être complètement hypnotisée…

Une petite pause vers l’entrée du théâtre afin de respirer de l’air frais avant le dernier concert et également donner un peu de calme aux tympans car quand tu es devant les baffles tu sens bien K1 (Clin d’œil à Seb) et c’est justement ce sujet là que nous abordons avec Jean-Luc et Eitel Basile… Eitel Basile Ngangue Ebelle, tout de blanc vêtu et chapeauté est le présentateur de EBNE Show sur Agora Côte d’Azur et tu l’y retrouves tous les mercredis de 20h à minuit et dimanches de 18h à 20h. Il a beaucoup à raconter, en plus d’être un homme de radio, il est depuis 1986 au service des Cultures du Monde, producteur, directeur et fondateur du Festival International du Film PanAfricain de Cannes, professeur de gestion, président des Associations Village du Suquet et Nord-Sud Développement. Wouaouah ! Quelques mots échangés sur nos connaissances communes, Patrick Mégale, Vicky Berardi et Fathia Larmorita, membres de Agora et Jean-Luc me fait signe, les photos pour le last show n’attendent pas.

Les cuivres t’accueillent, la basse et la batterie conduisent tes pas avec grande classe, les jeux de lumière sont au top, clavier et guitare dialoguent puis entrent en scène Balik et Natty Jean… Dernier exercice de gymnastique du photographe dés que j’aurais reperé la barrière au mileu de la fumée et aussitôt en place dans le crash, je sens, aux balancements dans mon dos que le public à envie d’aller vers eux, les attraper, les toucher, surtout une jeune fille, qui tente même de passer et qui est recadrée tout de suite par le vigil… !! Bien oui, jeune fille, je comprends… je comprends mais là, vois-tu, faut arrêter de m’attraper les cheveux et de me lancer des ballons dans la tête, je ne peux rien pour toi… ni pour les autres d’ailleurs qui poussent derrière elle… Que de succès, ces jeunes, quel charisme ! Surtout quand le son saute et qu’ils se retrouvent sous les applaudissements et les sourires de la foule. Heureusement, très vite, les coquillages dans les cheveux de Balik peuvent à nouveau se balader et toi, si tu veux te promener va sur http://www.danakil.fr/ ou encore, regarde si ils ne passent pas en concert près de chez toi, tu vas voir, ils ont un cœur sur les cordes vocales. ♫

Je m’en souviendrais longtemps de ma première soirée reggae ! La prochaine fois, je te raconte mes deux soirées aux plages du rire, t’en veux ? … Euuh, tu veux ?!

* Bernard Lavilliers – Stand the ghetto

Copyright photos Karine Tomaselli

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